📅 Depuis le 27 mai, c’est officiel : vos posts publics Facebook, commentaires Instagram et photos en accès libre sont utilisés pour entraîner ses systèmes d’intelligence artificielle, sans votre accord explicite.
Et pourtant… Meta considère que c’est parfaitement légal.
🎯 Leur base ? L’intérêt légitime (art. 6.1.f RGPD).
Meta s’appuie sur une décision belge de 2024, dans laquelle, l’Autorité belge de protection des données avait validé l’entraînement d’un modèle algorithmique bancaire sur cette base, estimant que :
✅ L’intérêt commercial était jugé légitime ;
✅ Traitement était nécessaire ;
✅ Les données étaient anonymisées lors de l’entrainement.
🔍 Mais la vraie question est ailleurs : Est-ce que les utilisateurs peuvent raisonnablement s’attendre à ça ? L’information était-elle suffisamment transparente ?
Alors transparence… ou opacité algorithmique ?
🧱 Et le droit d’opposition dans tout ça ?
Il existe… En théorie, car même si Méta a effectivement prévu un droit d’opposition, il est difficile à trouver (j’en ai personnellement fait l’expérience) C’est une stratégie de « façadisme » qui pourrait bien constituer son talon d’Achille juridique. Car sans opposition réelle et éclairée, l’équilibre des intérêts bascule inexorablement en faveur des utilisateurs.
Cette affaire Meta pourrait bien devenir un cas d’école de l’exploitation des données publiques par l’IA. Les autorités européennes de protection des données observent, analysent, et leurs futures décisions dessineront le cadre juridique de demain.
👉 Défendre la transparence
ou
👉 S’adapter à l’invisibilité programmée.



